Maisons
Renaissance
Dans la rue de la Mairie, deux maisons construites ou aménagées lors de la
Renaissance offrent leur superbe façade au regard
du passant.
La
première, la plus au nord, s'appuie sur le mur de l'enceinte du XIVe
siècle. La maison elle-même date de la seconde moitié du XVIe
siècle. Dans le renfoncement, on remarque son porche en anse de panier
au-dessus duquel se trouve une fenêtre à meneaux (croisées de pierre)
surmontée d'un linteau formant imposte.
La seconde, à l'angle du Portail Neuf, date de la deuxième partie du XVIIe
siècle, mais se rattache, par son style, à la période précédente. Comme sa
voisine, elle s'adosse au rempart. Elle a été peu modifiée. Elle exhibe un
beau porche cintré surmonté d'un oculus. Comme sa voisine, sa façade est ornée de fenêtres à
meneaux.
Sources :
- Février (P.-A.) (Dir.) : Inventaire Général, Provence-Alpes-Côte-d'Azur,
Vaucluse, Pays d'Aigues, Paris, 1981, Imprimerie Nationale, 716 p.
La Maison des Hospitaliers
Située rue Jaousé de
Fouentviérano, cette maison, adossée au mur d'enceinte, est très ancienne: elle
date des XIIIe, XIVe et XVe siècle. Elle est remarquable à plus d'un titre. Deux
claveaux en ressaut sur l'élévation antérieure sont probablement les vestiges
d'un passage au-dessus de la rue. On peut également noter le vestige d'un très
beau porche en anse de panier à archivolte retournée (XVe siècle).
La
façade en est décorée d'une croix de Malte, emblème des Hospitaliers de
Saint-Jean de Jérusalem (appelés plus tard Chevalier de Malte), inscrite dans un
cercle et cantonnée de quatre étoiles. C'est un remploi de
médaillon sculpté, dont la date et la provenance restent indéterminées.
Les Hospitaliers possédaient effectivement dans
le terroir de Grambois, le domaine de la Rouvière (ou Royère), dépendant de la
commanderie de Manosque, qui comprenait le couvent Sainte-Madeleine, aujourd'hui
en ruines. A l'apogée de la commanderie, aux XIIIe et XIVe siècle, le commandeur
du domaine, personnage important, put prendre le titre de "seigneur de Grambois"
et exiger l'hommage de ses nombreux vassaux.
L'appellation de la Maison des Hospitaliers ne
repose cependant sur aucun document écrit. On peut cependant imaginer,
prudemment, qu'au Moyen-âge, l'ordre était propriétaire d'un ou plusieurs
édifices dans le village, dont cette maison.
Sources :
- Février (P.-A.) (Dir.) : Inventaire Général,
Provence-Alpes-Côte-D'azur, Vaucluse, Pays d'Aigues, Paris, 1981, Imprimerie
Nationale, 716 p.
- Reynaud (Félix), La commanderie de l’hôpital de Saint-Jean de Jérusalem, de
Rhodes et de Malte à Manosque (XIIe s.-1789), 1981, Gap, Société d’études des
Hautes-Alpes, 248p.